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Le Drapeau du Groupement du service militaire adapté de Polynésie française
Le 11e Régiment d'Infanterie Coloniale est une unité de l'armée de terre française. Régiment de marche de Cochinchine en 1869, devenu 11e régiment d'infanterie de marine en 1890, puis 11e régiment d'infanterie coloniale en 1900. En 1958 il redevient 11e régiment d'infanterie de marine. Dissous à son arrivée en métropole à son retour d'Afrique du Nord. Son drapeau est remis au Centre d'entraînement commandos de Quelern créé le 01 juillet 1964, dissous lui-même le 01 juin 1986, puis depuis le 08 mai 2001 au Groupement du service militaire adapté de Polynésie française (GSMA de Polynésie française).

Historique
- 11e R.I.Ma (EX REGIMENT DE MARCHE DE COCHINCHINE en 1869 devenu 11e REGIMENT D'INFANTERIE DE MARINE en 1890 puis 11e REGIMENT D INFANTERIE COLONIALE en 1900 ses traditions et son drapeau son de nos jours au GSMA de Polynésie).
- Les nombreuses expéditions coloniales qui eurent lieu à partir de 1880 nécessitèrent bientôt une augmentation considérable des troupes de la Marine. Un décret du 1er mars 1890 dédoubla les anciens régiments; ceux de nouvelle formation prirent les numéros de 5 à 8, mais il ne leur fut attribué ni compagnie hors rang ni fanfare. Six régiments furent constitués à 3 bataillons de 4 compagnies, avec un dépôt de 2 compagnies; les 4e et 8e eurent 4 bataillons de 4 compagnies. Les régiments de marche d'Indochine devinrent les 9e, 10e et 11e régiments d'infanterie de marine, les deux premiers a 3 bataillons, le troisième à 2 bataillons de 4 compagnies. Les six compagnies en garnison a la Nouvelle-Calédonie formèrent le 12e régiment à deux bataillon de 3 compagnies, et les compagnies stationnées dans les autres colonies furent groupées en bataillons ou détachements formant corps dont les effectifs varièrent de quatre à une compagnie.
- Campagne du Tonkin. Les dernières affaires furent celle de Hué (juillet 1885); la prise de Binh-Dinh, du fort de Ben-Mé (juillet 1886), les opérations dans la région de Lao-Kaï (janvier et février 1887) et celles du bassin de la Rivière-Noire (colonne Pernot, 1887-1888). A cette époque, les unités de marche avaient formé les 9e, 10e et 11e régiment d'infanterie de marine. La pacification du pays se fit avec le général Gallieni qui, de 1802 à 1886, nettoya les zones de guerilla et lutta contre le chef rebelle, le De Tham, et sous l'influence de grands administrateurs tels que Paul Bert et Paul Doumer. Avec la paix vinrent les temps de la prospérité de l'Indochine, une des trés belles réalisations de la IIIe République, à laquelle l'Armée coloniale prit sa très large part.
- Chine 1900 :
- Pour mémoire, il faut mentionner ici les événements qui se déroulèrent en Chine en 1900, et qui sont connus sous le nom de "révolte des Boxers". Le 30 juin, un détachement envoyé en toute hâte de Saïgon débarqua à Takou arrivant à temps pour sauver la concession française du Peï-Ho. il se composait, sous les ordres du Lieutenant-colonel Itasse, d'un bataillon du 11e Colonial, commandant Brenot, et d'une batterie d'artillerie de marine, capitaine Joseph. Le feu de cette batterie' qui tirait des obus à la mélinite, fut prépondérant dans cette courte campagne qui réunit des contigents de toutes les nations possédant des intérêts en Chine : Russie, Japon, Allemagne, Angleterre, Italie, etc. Le 13 juillet deux bataillons de marsouins(Feldmann et Bouet) dont un le 11e colonial attaquèrent les portes de Tien tsin. Les forts chinois sautèrent sous l'effet des obus français, la ville fut prise. Puis les concessions et légations de Pékin furent délivrées aprés un siége de 58 jours. Les troupes internationales firent leur entrée dans le palais impérial le 28 août. Le corps d'occupation du général Voyron se chargea des opérations de police qui suivirent.
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